Lundi 14 décembre 2009
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15:09
Dans les épisodes précédents, nous avons vu le génie furax, faire fuir les
flocons de neige vers le Sud. Ils ont trouvé refuge dans une vallée, près d’un petit village.
Après toute l’agitation pour célébrer l’arrivée de la neige, le calme revint peu à peu. “ Ouf ! ” dit le vieux flocon de neige, “ Je commençais à me demander, si je n’avais pas fait une erreur en venant ici ”.

Le soir venu, les flocons, qui s’étaient déposés sur le bord des fenêtres, virent les gens du village rire et chanter devant le feu de leur cheminée. Des enfants, le nez collé à la vitre,
regardaient le petit tapis blanc qui s'était formé derrière la fenêtre, alors les flocons se mirent à scintiller pour eux de tout leur coeur.
Et que faisait le génie tout là- haut dans le Nord, pendant que les flocons de neige s’amusaient comme des petits fous ? IL GELAIT ! Car son
joli manteau blanc et doux n’était plus là pour le protéger contre le froid glacial.
Debout sur le sol gelé, les yeux fixés au ciel, il gesticulait et criait comme à son habitude. « Ça ne se passera pas comme ça !
J’ORDONNE À LA NEIGE DE REVENIR ! » Mais plus il se
criait, plus la bise soufflait. Plus la bise soufflait, plus le génie gelait.
Il faisait si froid maintenant, tout là-haut dans le Nord, que le génie tout recroquevillé, ne pouvait plus ni bouger, ni crier. Seules de grosses larmes coulaient de ses yeux qui regardaient le
ciel, et elles gelaient tout aussitôt.
La
suite bientôt.
Mes livres bilingues
Par Jeannette Ward
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Mercredi 9 décembre 2009
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00:54
Résumons : Après avoir réveillé un génie, très mal luné, une souris blanche
s’était enfermée à double brique de glace, dans son igloo (si bien, qu’elle disparaît du reste de l’histoire). Les flocons de neige, quant à eux, préférèrent fuir la
place...
Les flocons voyagèrent pendant plusieurs jours. Pour aller plus vite, ils empruntaient des courants d’air frais et s’y laissaient glisser comme sur des toboggans.
Enfin, un soir, ils arrivèrent près d'un village, dans une jolie vallée remplie de sapins. « Arrêtons-nous là, ce petit village endormi semble être un endroit calme et reposant », dit le vieux flocon de
neige.
Durant toute la nuit ils se posèrent. Les uns sur les
longues branches odorantes des sapins, ou sur la mousse aux pieds des arbres, les autres, sur l’herbe douce. De nombreux flocons de neige s’installèrent sur les toits des maisons du petit village
endormi.
Au matin, les cris de joie des enfants les réveillèrent. Ils résonnaient dans toute la vallée. Soudain, les flocons de neige furent
rassemblés en petits tas pour en faire des boules de neige, qui fusèrent bientôt
de toutes parts !
Les
flocons, serrés les uns contre les autres, glissaient joyeux sur les manteaux colorés. « Oh ! Non ! Pas moi, je suis trop vieux »,
dit le vieux flocon, déguerpissant aussi vite qu’il le pouvait, devant une moufle qui allait le saisir...
A demain... ou un peu plus tard.
Mes livres bilingues
Par Jeannette Ward
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Vendredi 4 décembre 2009
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21:22
Où en étais-je ?... Ah oui : Le génie, réveillé par les chatouilles des moustaches de la souris, était de très
mauvaise humeur...
Le génie, déchaîné, se secouait dans tous les sens, proférant des paroles incompréhensibles qui se
transformaient en terribles hurlements. Puis, pris d’une véritable frénésie, il tournoyait sur lui-même jusqu’à l’épuisement.
Pendant un temps tout redevenait calme. Les flocons, pensant que tout était
rentré dans l’ordre, redescendaient sans hâte du ciel. Le génie les regardait se poser doucement sur le sol scintillant. Mais soudain, sa rage le reprenait et de ses gestes désordonnés, comme un
forcené, il les battait à nouveau, les envoyant de tous côtés.
Cela dura des jours et des jours, et des nuits aussi. Alors, ce qui devait arriver, arriva. Les flocons qui en avaient assez d’être ainsi malmenés, décidèrent de se réunir en grand
conseil.
A la nuit tombée, ils étaient là, par milliers. Certains faisaient des
suggestions, d’autres donnaient des conseils, d’autres encore mettaient en garde.
Bref,
au milieu de la nuit il fût décidé qu’ils partiraient tous pour le Sud. “Pas trop au sud cependant, car nous craignons beaucoup la chaleur », dit un vieux flocon à barbe blanche.
La suite dans quelques jours...
Mes livres bilingues
Par Jeannette Ward
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